Facebook... la première fois que j'ai entendu ce mot ça devait être fin 2007. A l'époque je ne connaissais pas, mais j'étais loin de m'imaginer les ravages dont serait capable cette plate-forme.
Courant 2008 les gens commencent à en parler de plus en plus, puis arrive le moment fatidique, un jour de mai 2008, je reçois un e-mail d'un type voulant me montrer les photos d'une soirée que j'avais passée. Le seul moyen pour voir ces photos, c'était s'inscrire sur Facebook. Hésitant je me lance, ne sachant pas à quoi m'attendre. Très vite je trouve l'ambiance exécrable : ces fils de tainp' te demandent même ton nom. Je modifie un peu le mien, logique, histoire de pas me faire repérer. Puis je mate ces fameuses photos...
Le lendemain j'y retourne, et là, surprise : une demande d'ami. Une dénommée M (pour ne pas la dévoiler) veut devenir mon amie... la meuf j'l'ai vu la veille à la plage, on s'entendait bien, on se voit assez souvent, il me semble donc qu'on est tacitement ami non ? Elle a quoi celle-là elle est pas sûre d'elle, elle ressent le besoin d'avoir des amis informatiques au cas où elle se sent seule ? Je crois avoir compris le concept Facebook ; aussitôt dit aussitôt fait je me désinscrit.
Mais malheureusement l'histoire ne s'arrête pas là. Si j'ai réussi à ouvrir les yeux il me semble que l'hémoragie commence à toucher de nombreuses personnes. Si bien qu'après ce fameux été 2008, tout mon arbre généalogique a rejoint la secte. Même mes potes commencent à tomber dans le déclin (si bien qu'aujourd'hui 62,5% de JYNAGYAR est présent sur Facebook) malgré les insultes que je leur profère. Le virus se propage sans que je ne puisse rien faire à part m'autoproclamer "anti-facebook". Mais le plus choquant reste à venir.
On est maintenant en 2009, soirée allumée, ambiance propice, en pleine tchatche avec une charmante ritale, celle-ci me pose une question déboulonnante. Non ça a rien de l'habituel "passe-moi ton numéro" ou encore du "t'as pas MSN ?" avec lequel nos aînés avaient déjà beaucoup de peine... non pire. La meuf m'a sorti (mot pour mot j'te jure c'est véridique) "T'as pas Facebook ?" J'ai frissonné de tout mon corps, je venais de me rendre compte quelle importance avait pris ce fléau dans le quotidien de tous ces malheureux. Bizaremment avec cette meuf on s'est jamais rappelé. Peut-être parce que j'lui ai dit "je sodomise cette merde et tu devrais en faire de même" (ou peut-être aussi parce que j'ai refusé de lui payer un verre c'est possible aussi). Mais enfin bref, la peste a passé un cap ou même dans la drague, un sport vieux comme le monde, Facebook est présent et vient te rappeler que tu n'es jamais à l'abri d'être infecté.
Avril 2009 maintenant, un pote que j'appelerai R par respect pour la souffrance qu'il endure, vient me voir, le regard noir terni par la honte de l'échec, et me dit d'une voix basse "j'ai craqué Rom-G". Battements de coeur acceleré et panique, ce R avec qui j'avais blâmé Facebook il y a quelques jours avait franchi le pas. C'est là que j'ai compris que je n'étais rien par rapport à cette maladie touchant des dizaines de millions de terriens. C'est là que j'ai compris qu'à part écrire des articles pourris sur mon blog (ou peut-être créer les accrocs de Facebook anonymes), je ne pouvais rien faire pour lutter contre la peste.
Néanmoins ces expériences ont été bénéfiques pour moi. Si quelques proches se sont ralliés à ma cause, le combat semble perdu d'avance. Tout cela m'a fait comprendre que je n'ai pas envie de livrer ma vie et offrir mes données personnelles gratuitement à une plate-forme internet malsaine et inutile. Ca m'a fait comprendre que l'effet de meute est présent partout, et que si je n'arrive pas à y resister dans les domaines vestimentaires, alimentaires, rudimentaires, éphemères et mercantiles, il fallait au moins un point où je puisse dire "NON je ne suis pas comme vous". Ca m'a fait comprendre que je ne voulais pas que n'importe qui puisse connaître mon orientation sexuelle. Que je n'avais pas besoin de recevoir des joyeux anniversaires de la part de gens qui ne me saluent même pas dans la rue, et que je n'avais pas besoin d'être ami avec des gens que je ne vois même pas dans la rue.
Ca m'a fait comprendre que je ne toucherais plus à cette drogue dure sans ordonance après avoir vu tant de personnes tomber dans le déclin le plus total. Ca m'a fait comprendre que j'enculais profondément Facebook.
G-Rom
Courant 2008 les gens commencent à en parler de plus en plus, puis arrive le moment fatidique, un jour de mai 2008, je reçois un e-mail d'un type voulant me montrer les photos d'une soirée que j'avais passée. Le seul moyen pour voir ces photos, c'était s'inscrire sur Facebook. Hésitant je me lance, ne sachant pas à quoi m'attendre. Très vite je trouve l'ambiance exécrable : ces fils de tainp' te demandent même ton nom. Je modifie un peu le mien, logique, histoire de pas me faire repérer. Puis je mate ces fameuses photos...
Le lendemain j'y retourne, et là, surprise : une demande d'ami. Une dénommée M (pour ne pas la dévoiler) veut devenir mon amie... la meuf j'l'ai vu la veille à la plage, on s'entendait bien, on se voit assez souvent, il me semble donc qu'on est tacitement ami non ? Elle a quoi celle-là elle est pas sûre d'elle, elle ressent le besoin d'avoir des amis informatiques au cas où elle se sent seule ? Je crois avoir compris le concept Facebook ; aussitôt dit aussitôt fait je me désinscrit.
Mais malheureusement l'histoire ne s'arrête pas là. Si j'ai réussi à ouvrir les yeux il me semble que l'hémoragie commence à toucher de nombreuses personnes. Si bien qu'après ce fameux été 2008, tout mon arbre généalogique a rejoint la secte. Même mes potes commencent à tomber dans le déclin (si bien qu'aujourd'hui 62,5% de JYNAGYAR est présent sur Facebook) malgré les insultes que je leur profère. Le virus se propage sans que je ne puisse rien faire à part m'autoproclamer "anti-facebook". Mais le plus choquant reste à venir.
On est maintenant en 2009, soirée allumée, ambiance propice, en pleine tchatche avec une charmante ritale, celle-ci me pose une question déboulonnante. Non ça a rien de l'habituel "passe-moi ton numéro" ou encore du "t'as pas MSN ?" avec lequel nos aînés avaient déjà beaucoup de peine... non pire. La meuf m'a sorti (mot pour mot j'te jure c'est véridique) "T'as pas Facebook ?" J'ai frissonné de tout mon corps, je venais de me rendre compte quelle importance avait pris ce fléau dans le quotidien de tous ces malheureux. Bizaremment avec cette meuf on s'est jamais rappelé. Peut-être parce que j'lui ai dit "je sodomise cette merde et tu devrais en faire de même" (ou peut-être aussi parce que j'ai refusé de lui payer un verre c'est possible aussi). Mais enfin bref, la peste a passé un cap ou même dans la drague, un sport vieux comme le monde, Facebook est présent et vient te rappeler que tu n'es jamais à l'abri d'être infecté.
Avril 2009 maintenant, un pote que j'appelerai R par respect pour la souffrance qu'il endure, vient me voir, le regard noir terni par la honte de l'échec, et me dit d'une voix basse "j'ai craqué Rom-G". Battements de coeur acceleré et panique, ce R avec qui j'avais blâmé Facebook il y a quelques jours avait franchi le pas. C'est là que j'ai compris que je n'étais rien par rapport à cette maladie touchant des dizaines de millions de terriens. C'est là que j'ai compris qu'à part écrire des articles pourris sur mon blog (ou peut-être créer les accrocs de Facebook anonymes), je ne pouvais rien faire pour lutter contre la peste.
Néanmoins ces expériences ont été bénéfiques pour moi. Si quelques proches se sont ralliés à ma cause, le combat semble perdu d'avance. Tout cela m'a fait comprendre que je n'ai pas envie de livrer ma vie et offrir mes données personnelles gratuitement à une plate-forme internet malsaine et inutile. Ca m'a fait comprendre que l'effet de meute est présent partout, et que si je n'arrive pas à y resister dans les domaines vestimentaires, alimentaires, rudimentaires, éphemères et mercantiles, il fallait au moins un point où je puisse dire "NON je ne suis pas comme vous". Ca m'a fait comprendre que je ne voulais pas que n'importe qui puisse connaître mon orientation sexuelle. Que je n'avais pas besoin de recevoir des joyeux anniversaires de la part de gens qui ne me saluent même pas dans la rue, et que je n'avais pas besoin d'être ami avec des gens que je ne vois même pas dans la rue.
Ca m'a fait comprendre que je ne toucherais plus à cette drogue dure sans ordonance après avoir vu tant de personnes tomber dans le déclin le plus total. Ca m'a fait comprendre que j'enculais profondément Facebook.
G-Rom


